Cet endroit où j’aime aller / Blog Angels

J’aime la plage. Mais pas celle bondée en été. Pas celle où on ne peut pas marcher sans se prendre du sable balancé par des enfants mignons et joueurs (hum hum) ou par des adultes qui secouent leurs serviettes sans se préoccuper des gens qui passent à côté.

@Karsmyr
We heart it @Karsmyr

Non, j’aime la plage déserte ou presque. Et encore plus si c’est quand le soleil est en train de descendre à l’horizon.

Le bruit des vagues m’apaise, calme les battements de mon cœur. Je ne me lasse pas de la beauté de la mer. De son immensité.

Je pourrai marcher des heures, juste elle et moi, et laisser le flot de mes pensées m’envahir puis partir, et ne plus rien avoir à l’esprit que ce moment.

Puis m’asseoir sur le sable, et réfléchir au sens de la vie. J’ai besoin de ces endroits si calmes, si beaux, dans toute la simplicité de la nature, pour faire le point.

Lorsque j’habitais à Montpellier, j’y allais souvent. Quand je voulais. C’était 10 minutes en voiture, alors hop le soir, on prenait une couverture, parfois de quoi manger, et on y filait.

Je crois que c’est  une des choses qui me manque le plus maintenant que je n’y suis plus….


Cet article a été écrit en collaboration avec ma petite Blog Angel Jessica des Mots en vrac, vous pouvez retrouver sa participation sur son blog 😉

 

 

Christophe (vieux texte)

Je savais que ça arriverait, je le craignais. Je ne me souviens plus de son visage. C’est trop flou. Sa silhouette je m’en rappelle, ses traits ne sont maintenant plus très nets. Il s’appelait Christophe et c’était il y a plus de huit ans. Il était grand, brun, les cheveux bouclés, il portait des lunettes. Il était bon élève je crois, il aurait sûrement eu son Bac, peut-être même avec mention, on ne le saura jamais. Il riait tout le temps, il plaisantait, il déconnait. C’est ce qui me vient en premier quand je pense à lui, parce que c’était en telle opposition avec ce qu’il a fait.

Je ne le connaissais pas bien. C’était un ami de mon meilleur ami. On passait du temps avec lui, je m’étais habituée à sa présence. Il souriait, toujours le mot pour rire….mais je ne savais rien de lui, rien de sa vie, rien de ce qu’il avait dans la tête, et de ce qu’il gardait pour lui. Juste ce qu’il voulait bien nous montrer.

C’était en février, l’année de la première au lycée. Un jeudi je crois. La dernière fois que je l’ai vu. Un jour normal de classe. Je le croise à la fin des cours, c’est rapide, je lui trouve un drôle d’air, je lui crie « salut! », il ne se retourne pas, il ne me répond pas, je continue ma route. Je n’y pense plus deux secondes plus tard. Et pourtant ça me hante depuis…il ne m’a pas dit Au revoir. Je rentre chez moi, soirée banale….et pendant ce temps là…..

Pendant ce temps là il sautait d’un pont sur la voie ferrée. Il avait sûrement tout calculé, l’horaire du train, l’endroit d’où il allait sauter, la vitesse….peut-être que ses études scientifiques lui ont été utiles….. Ou alors était-ce un coup de tête, un pari qu’il s’est fait avec lui-même….. Tout ce que je sais c’est que Christophe est mort, on peut difficilement se rater dans ces circonstances.

@Chris_c9
We heart it @Chris_c9

Le lendemain j’arrive au lycée, je ne croise que des visages défaits, des yeux rougis. Je vois mon meilleur ami effondré et j’ai le cœur qui se serre. J’essaie d’aller vers lui mais on me retient. Je ne comprends pas. Je ne vois pas Christophe dans le groupe d’amis qu’il ne quittait pas, j’ai peur. J’ai entendu les mots « il est mort », mais déjà je n’écoutais plus. Je ne voulais pas savoir comment. Je pensais que ça ne pouvait pas être pire de toute façon…..je me trompais.

C’est ma meilleure amie qui m’a raconté, c’était avant le cours de maths, elle a parlé de suicide, de train, de membres arrachés….j’ai tout vu tourner devant moi, c’était pire. Il était mort et il l’avait décidé, il ne voulait pas être sauvé, il avait voulu mourir un soir de février, comme ça, tout seul…. J’ai pleuré, des tonnes de litres de larmes. J’avais mon meilleur ami devant moi, il était prostré, figé, il ne parlait plus, il ne vivait plus. Je ne savais pas quoi lui dire, je ne pouvais rien faire pour lui. Il a disparu plusieurs heures, et je me souviens de ces minutes où j’ai eu la peur de ma vie, peur qu’il fasse une bêtise….

Il fallait continuer à vivre pourtant, alors on a enchaîné les cours, les discutions. J’étais comme un fantôme. J’essayais de comprendre pourquoi il avait fait ça. C’est alors que j’ai appris qu’il était beaucoup plus malheureux qu’il ne voulait bien l’avouer, que sa vie était un enfer. Ça m’a aidé un peu. Mais je lui en voulais terriblement…. C’était la première fois que je voyais la mort d’aussi près.

Il a été enterré quelques jours plus tard. Je n’y suis pas allée, je n’ai pas voulu. Je savais qu’il était athée, et qu’il ne voulait pas d’enterrement. Mais ses parents n’ont pas respecté ça. L’église était près du lycée, et les cloches ont résonné après la messe. Je me souviens que j’ai fermé les yeux pour mieux les entendre et j’ai prié, pour la première fois de ma vie j’ai prié sincèrement, j’ai demandé qu’il devienne un ange et qu’il veille sur moi.

Un peu plus tard encore je suis allée le voir au cimetière. Rien n’était inscrit sur sa tombe, ça m’a fait de la peine. Et puis je me suis dit que ça lui plairait, que ça l’amuserait sûrement. Cette petite visite est devenu un rituel. Une fois par semaine au moins, je faisais le détour et j’allais lui parler. Je m’agenouillais et je lui racontais des histoires, ma p’ tite vie, des nouvelles de ses amis. Ça me faisait du bien de croire qu’il m’entendait. C’est depuis cette période que j’aime les cimetières, l’atmosphère qui y règne, ce silence reposant. Et même si ça me fait passer pour folle je m’en fous.

Il n’y a pas longtemps j’ai voulu y retourner, je n’ai pas retrouvé sa tombe, j’ai refait le cimetière dans tous les sens et il n’était plus là. C’est comme si je l’avais perdu une deuxième fois, je m’en suis voulue de ne pas y être allée depuis un moment, de l’avoir « abandonné », comme si ça lui faisait du bien à lui aussi que je vienne le voir. Aujourd’hui j’ai déménage à l’autre bout du pays, je ne sais pas où il est passé, alors je me dis qu’il est peut-être derrière un nuage et qu’il m’observe toujours. C’est étrange parce que quand je parle de lui je dis « mon ami », on était pas proches, mais c’est comme si on l’était devenus après sa mort. Même s’il n’a pas voulu me dire au revoir. Ou adieu.

#Backstage…. Je vous présente Benjamin

On continue dans la présentation de mes personnages…

@MajoJibaja

Aujourd’hui un jeune homme passionné et un peu sombre…. Et avec lui l’envie de rentrer dans l’univers des fans et de leur rapport avec les artistes qu’ils idolâtrent… (je pense que je connais un peu le sujet donc j’en profite….)


 

Benjamin

30 ans,

Musicien dans un groupe, guitariste

Premier amour de Célia. A dû mettre un terme à cette histoire à cause de la trop grande jalousie de la jeune fille.

Veut percer et qu’on reconnaisse enfin son talent. A tendance à noyer son chagrin dans les rencontres d’un soir, et surtout avec les groupies….Tant pis pour le cliché….

Grand, brun, yeux verts. Beau garçon.

Timide et se libère quand il est sur scène.

Passionné par la musique, il n’y a presque que ça qui compte

Écrit des textes, adore chanter mais n’ose pas se lancer. Se cache derrière sa guitare.

N’a plus vraiment de contacts avec ses parents qui n’acceptent pas son mode de vie. Fils unique. Une grand-mère qu’il adore et qu’il appelle de temps en temps.

Exigeant, parfois colérique, aime la liberté.

Très intelligent et sensible. Romantique

Vit dans un studio à deux pas de la plage.

Appelle parfois Célia pour prendre de ses nouvelles, encore attaché à elle, mais sent que ça les fait souffrir tous les deux de rester en contact.

Donne un nom à ses guitares.


Je suis en train de préparer une page Facebook dédiée à l’écriture du roman, je vous donnerai le lien très bientôt, j’espère que vous me ferez le plaisir de me suivre aussi là bas 😉

C’était aujourd’hui (vieux texte)

Il y a des jours où la vie semble plus douce. Des jours où on ne peut pas s’empêcher de sourire. Sans savoir pourquoi. Mais faut-il toujours forcément une raison au sourire? Ne pourrait-on pas, une fois de temps en temps, se sentir bien et le montrer, le dire, sans culpabiliser. Rire aux éclats dans la rue, juste parce qu’on en a trop envie et qu’il faut que ça sorte, sans craindre la camisole ou le regard de l’autre qui voudrait nous faire comprendre que ça ne se fait pas, point final. Oui, le rire c’est comme les larmes, il faut que ça sorte, sinon ça pèse.

@talcadookay
we heart it @talcadookay

Aujourd’hui, le ciel était bleu, l’air était doux et enivrant. Pas plus que les jours d’avant. Et pourtant…. Pourquoi ce jour était-il différent? Je n’en sais rien à vrai dire. Une intuition, un truc qui trotte dans la tête, il va se passer quelque chose, je le sens, je l’attends. Comme un enfant attend le matin de Noël depuis des mois. Je ne sais pas ce que sera mon cadeau, bonne ou mauvaise surprise. Mais je suis convaincue qu’avant ce soir je saurai. Et j’ai le coeur qui bat plus vite à cette idée, dans cette attente là.

J’ai des envies d’évasion, de balades et d’air frais. Un peu de mascara, un dernier regard au miroir, et satisfaite de mon image, me voilà dehors. Le vent fait voler mes cheveux, je marche d’un pas ferme et rien ne pourra m’arrêter. Une petite voix dans la tête qui me chuchote « C’est aujourd’hui ». Je l’entends, je souris de plus belle. Ce n’est pas une voix que je connais, mais je ne pense pas qu’elle me soit étrangère. Elle m’a déjà parlée, j’en suis sûre. Alors peut-être que je ne voulais pas l’entendre….
La musique dans les oreilles, je suis dans le bus. Il y a du monde, plus de places assises. Mais ce n’est pas grave, je resterai debout, je ne vais pas loin. Perdue dans mes pensées, je ne le vois pas monter. Je le remarque quand le chauffeur freine brutalement et qu’il se rattrape en me marchant sur le pied. Plutôt douloureux le premier contact! Je ne suis pas du genre à jouer les grincheuses et à m’en prendre à la personne quand ces choses là arrivent. Moi même je me retrouve projetée sur ma voisine, une gentille mamie qui me sourit lorsque je m’excuse. J’ai d’ailleurs déjà oublié mon pied. C’est à ce moment là que je l’entends. Son « pardon ».
Je tourne alors la tête. Il est assez grand, il a un visage d’ange. Je bafouille un « C’est rien ». J’ai chaud tout à coup, je dois être rouge comme une tomate. Mais la tomate entend toujours cette petite voix, « C’est aujourd’hui »….. Je tente un sourire, il me le rend. Et puis regarde ailleurs. Me voilà bouleversée comme une petite fille, pour un seul mot et un sourire. Mais c’est si bon.
Je n’arrive pas à détacher mes yeux de lui. Je détaille ses mains sur la barre. Fines, claires. Je remonte sur les bras…. Tout y passe, d’un coup d’œil discret, des cheveux jusqu’aux chaussures. Je me souviens alors que ce n’est pas la première fois que je vois ce garçon. Oui je l’avais déjà remarqué. Mais comment faire autrement? On le croirait dessiné par un très grand artiste, il est à couper le souffle de beauté, de grâce…Je connais son arrêt de bus. Peut-être une chance de le recroiser un jour…
Je souris bêtement mais je m’en fiche. Il est debout à côté de moi. J’ai arrêté de le regarder, je ferme les yeux et me laisse emporter par la musique et par cet instant. Et puis je finis par les ouvrir à nouveau, n’y tenant plus. Je ne veux pas perdre une seule seconde de ce spectacle que la vie m’offre. Mais là c’est lui qui me fixe. Je sens son regard sur moi, je compte jusqu’à trois et je le croise. Deux secondes. Juste assez pour me noyer. Ces yeux là vont me poursuivre, je le sais déjà. Ils sont d’une couleur incroyable, on dirait du caramel qui brille. En deux secondes, il est entré en moi, il m’a mise à l’envers. En deux secondes avec ses yeux il m’a fait l’amour. Il baisse la tête et moi je reprends mon souffle.
Et puis il s’en va. Un dernier frôlement. Il referme la parenthèse de ce moment là et reprend sa vie. Au moment où il descend de ce bus, il m’a sûrement déjà oubliée. Je le vois s’éloigner dans la rue et j’ai envie de crier. La vieille dame me sourit encore, je crois qu’elle a compris. Elle doit trouver ça mignon. Quelqu’un m’a dit un jour que je pourrai rencontrer l’homme de ma vie au supermarché, nos deux caddies se percutant. Et dans un bus c’est possible? C’est ce que je me suis dit cet après midi, en retrouvant cet ange craquant qui aura au moins touché mon pied droit.

Vais-je le revoir? Et même si je le recroisais un jour dans ce bus…. Oserai-je aller plus loin qu’un sourire timide et maladroit? Me regardera-t-il cette fois encore? Dieu seul le sait. La petite fille sait maintenant quel était le cadeau qui l’attendait au pied du sapin. C’était exactement ce qu’elle avait commandé. Juste deux secondes qui lui ont parues deux heures belles et intenses. Deux secondes où elle s’est sentie jolie et désirée. Tout à fait ce dont elle avait besoin. La petite voix avait raison. C’était aujourd’hui…

(Edit des années après, je ne l’ai jamais recroisé, et je l’avais même oublié jusqu’à ce que je retrouve ce texte hier soir….)

Le Top du Jeudi : La vie vaincra…

Bonjour tout le monde

A l’heure où je rédige cet article, la Belgique vient d’être touchée par deux terribles attaques… Alors le sujet plus léger que j’avais prévu d’aborder cette semaine, je le mets dans un tiroir pour le ressortir une prochaine fois….

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Mathou

Une tendre pensée à vous qui habitez dans ce joli pays où je suis allée si souvent me promener plus jeune car il est à deux pas de là où j’ai grandi….

Et sans plus de blablas, ça vous changera, voici mon classement des plus jolies illustrations et citations sur la Vie qui doit continuer, encore et toujours….

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Je vous présente…. Célia…#New Roman

Hello….

#Backstage

Puisque j’ai décidé de partager avec vous l’avancée de l’écriture de ce roman que je rêve d’écrire depuis très longtemps, voici aujourd’hui la présentation d’un des personnages clés, Célia.

@MajoJibaja
We heart it @MajoJibaja

Pour préparer l’écriture, je rédige une fiche pour chacun d’entre eux, je réfléchis à leur passé, je définis leur caractère, leur physique, leur histoire. Tout ce qui s’est passé pour eux avant la première page. Leurs liens aussi. Donc voici la première fiche 😉

Dites moi en commentaires si ça vous intéresse que je vous poste les suivantes dans d’autres articles!

Je vous laisse avec cette petite Célia….


 

Célia

25 ans

Jeune institutrice

Fraîchement séparée de son premier et grand amour. Souvenirs douloureux et impossibles encore à oublier

Solitaire et mélancolique

Vit loin de sa famille dans une ville qu’elle connaît encore si peu

Blonde, yeux noisette, cheveux mi longs, corpulence normale, assez petite. Complexée par son physique qu’elle juge « ordinaire », ne s’aime pas

Pas confiance en elle. Jalouse de toutes les filles qui approchaient Benjamin, ce qui a causé la rupture au bout de six ans

Bordélique, voit tout en noir, capricieuse

Profondément gentille et à l’écoute

Très loyale en amitié. Une meilleure amie d’enfance qui habite loin, Sonia. Se racontent tout. Quelques autres amies qu’elle aime beaucoup

Parents présents et aimants, un frère aîné Florent, 28 ans. Photographe. Très proches mais ne se voient pas beaucoup

Enfance et adolescence plutôt heureuses, études réussies. A rencontré Benjamin à 19 ans chez des amis communs. Coup de foudre. Il l’a suivie quand elle a voulu aller vivre dans le sud. Mais le quotidien était difficile, rythmes de vie différents, beaucoup d’incompréhensions

Un chat Harry, comme le prince

Vit toujours dans l’appartement qu’elle partageait avec Benjamin en centre ville. Aimerait en partir car difficile, mais n’y arrive pas

Instit en CP, aime son métier, heureuse d’apprendre aux enfants. Ça lui apporte beaucoup, et ça l’aide. Mais le soir quand elle rentre, elle retombe dans la tristesse


 

 

Ces petites amitiés (vieux texte)

Ça ne vous fait pas de peine à vous ces petites amitiés, qu’on croit qu’elles vont durer, forcément, et qui finissent généralement par s’écrouler en plein vol ? Ceux qui te disent « on se reverra, promis ? Hein ? On s’appelle ? », qui te le font limite jurer sur la Bible…. et dont on entend plus parler juste après… Les grandes effusions, les au-revoirs pleurnichards, quand on se dit entre deux larmes, « on se revoit bientôt, tu vas me manquer »…et puis plus rien. Pas un coup de fil, pas un mail. D’un coup on existe plus pour eux. C’est à se demander si on a déjà existé, ou si tout ça c’était juste une comédie pour faire plaisir.

@ximena234
we heart it @ximena234

Ceux qu’on appelle « des rencontres », parce qu’elles sont spéciales. Celui-là qui nous ressemblait tellement qu’on avait envie qu’il pense la même chose, qu’on s’était promis qu’on garderait le contact, et qui ne répond même plus à nos messages…. ça c’est bien le pire. Ces messages là, on les regrette, on aimerait ne les avoir jamais envoyés…. au moins on aurait pu garder un peu d’espoir…se dire qu’il est peut-être occupé mais qu’il pense à nous quand même…. mais là c’est moins sûr du coup…et c’est triste, vraiment triste, de se dire que tout ça c’était juste les mots du moment, et qu’il nous a rayée de sa vie aussi….

Et puis les amitiés d’enfance, de la maternelle au lycée… les « amis pour la vie », à la vie à la mort, rien du tout…. on se recroise parfois au détour d’un métro, « tiens salut qu’est ce que tu deviens » alors qu’on s’en fiche complètement et qu’on l’a déjà oublié quand le métro s’en va …. parce que la vie tourne et les pages aussi, et qu’on est plus les mêmes alors on a plus les mêmes amis…. on se revoit sur les photos de classe, parfois on regrette de s’être perdus, parfois non. Et puis un jour, sur une photo de journal, on la revoit cette super copine, toutes les « meilleures amies » qu’on a eu sans savoir ce que ça voulait dire « meilleure », on la voit dans une belle robe à côté d’un grand dadais qui sourit, un gentil garçon qu’elle appellera « mon mari »…. et on se dira que c’est bien fini l’enfance et tout ce qui va avec…

Alors ça ne vous fait pas de peine à vous, tout ça ? Je suis sûre que si. Mais comme la plupart des gens, comme la société actuelle, vous faites comme si vous vous en fichiez… «Oh c’est pas grave, c’est la vie qui est comme ça »…. Mouais. Si je dois être la seule à l’avouer je le ferai sans rougir. A moi ça me fait de la peine, vraiment…..

DIY : Jolis cartons pour Playmobils

Hello!

Comme je vous en parlais ici,  j’avais pour projet de construire pour Alice une maison de Playmobil avec uniquement de la récup (pour la structure, pas pour les meubles et accessoires qui sont eux de véritables Playmobils achetés d’occasion).

Après plusieurs semaines de travail, c’est enfin terminé! Et nous avons même un centre commercial et une école! Le château de princesse et l’hôpital, ainsi que la petite maison du tonton et de la tata sont en cours!

Pour la maison, nous avons pris des boîtes à chaussures qui attendaient dans le cellier depuis des mois, du papier scrap, de la feutrine et un peu d’imagination!

La voilà!

maison 2

Et en détail….

salon salle à manger
le salon / salle à manger
cuisine
la cuisine
salle de musique et danse
la salle de musique et danse
chambre roseline
la chambre de roseline
bureau papa
le bureau du papa (pas encore meublé)
chambre bébé fannyJPG
la chambre du bébé fanny
salle de bains
la salle de bains et WC
chambre pauline
la chambre de pauline
salle de jeuxJPG
la salle de jeux
bureau maman
le bureau de la maman
chambre parents
la chambre des parents
terrasse toit
la terrasse de toit
terrasse
la terrasse devant la maison

Le centre commercial a été fait dans un grand carton, si ça vous intéresse je vous ferai un petit tuto!

centre commercial

et quelques détails de plus près

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l’intérieur du salon de coiffure
restaurant intérieur
l’intérieur du fast food
restaurant terrasse
la terrasse du fast food

Et l’école/crèche, également dans un carton

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l’ensemble du bâtiment

Dites moi si vous voulez un tuto détaillé!

bisous!

 

Mon pépé Alzheimer

Il est né en Italie, a grandi là bas, et puis il est venu en France pour travailler dans la mine. Tous les jours, il descendait dans la fosse pour chercher le charbon, courageusement, pour nourrir sa femme et ses trois enfants.

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Pendant toute mon enfance, il a été la douceur, la gentillesse incarnée. Pour moi, c’était le plus mignon des pépés. J’allais me balader avec lui dans la campagne, accompagné de son fidèle labrador Dingo. On marchait dans les champs derrière leur maison, on cueillait des fleurs, on courait très vite, aussi vite que mes petites jambes le permettaient.

Son accent de là bas, toujours très présent, faisait qu’on ne comprenait pas tous les mots qu’il prononçait. Mais dans ses yeux, on finissait par tout deviner. Il était la patience personnifiée, sa maladresse touchante ayant tendance à exaspérer ma grand mère et son tempérament volcanique. Lui ne disait rien, laissait passer la tempête. Avec résignation.

Son crâne chauve et ses yeux rieurs le rendaient encore plus attachant. Je ne me souviens pas avoir eu de grandes conversations avec lui, du fait de sa pratique parfois hésitante de la langue française. Mais c’était toujours un énorme plaisir de le voir, tellement sa présence m’apaisait.

Je parle de lui au passé, mais il est toujours de ce monde….

Il s’est juste perdu dans les dédales d’Alzheimer…..Il est comme un petit enfant qui a oublié tous ses repères…. Le pépé grand, fort et protecteur s’est transformé en petit garçon distrait et perturbé par le moindre changement. Il n’est plus capable de rester seul, ou de s’occuper de lui. Il oublie les visages des gens qui l’entourent. Il n’est plus lui même…..

Et aujourd’hui il doit quitter cette maison, ce refuge qu’il aimait tant….Car ma grand mère ne peut plus tout gérer, ils rentrent tous les deux dans une jolie maison de retraite près de chez mes parents. Il paraît qu’il a pleuré quand il a dû préparer ses affaires. Et moi j’ai pleuré de l’imaginer en train de pleurer….

J’ignore combien d’années encore on nous laissera la chance de l’avoir avec nous sur Terre….J’espère juste du fond du cœur que ces quelques années seront les plus douces possibles pour lui… Aussi douces que son regard sur nous pendant toute cette vie qu’on aura partagée….