C’était pas lui (vieux texte)

C’était pas lui. Ni lui. Ni lui. Toujours pas lui. Alors qui c’est? Est-ce qu’il existe réellement. Pourquoi c’est toujours ceux qui ont l’air d’y croire le plus qui sont en fait les plus gros imposteurs. S’il y avait une médaille de la plus naïve, je la remporterai haut la main tous les ans depuis une éternité. Bien sûr que je me pose des questions sur moi, bien sûr que je me dis à chaque fois que ça plante que c’est ma faute. Mais est-ce que je les oblige moi à m’arroser tous les jours de belles paroles et de rêves sucrés? C’est tellement facile, et puis tellement lâche de se dégonfler quand ça commence à devenir sérieux….

@marta_sozinho
We heart it @mart_sozinho

Je ne demande pas grand chose pourtant. C’est déjà trop. Qu’on ne me parle plus de bonheur, le bonheur j’en veux pas. Ah oui c’est sûr que pour un temps ça fait du bien, on se sent plus léger et puis on oublie la peine et les larmes. On se dit c’est beau la vie. C’est ça le bonheur. Tout le monde lui courre après. Moi désormais je le fuirais. Quand ça commencera à devenir un peu trop rose, un peu trop beau, j’arrêterai tout. Le bonheur on sait pas quand ça arrive, des fois ça te tombe dessus quand tu t’y attends pas. Et tu te dis,alors c’est vrai que la roue tourne. Le problème c’est que tu ne peux pas savoir non plus quand il s’en va. Parce que c’est certain qu’il va s’en aller. C’est mathématique, c’est écrit. Je suis désolée de vous dire ça, mais le bonheur ce n’est pas fiable.

Le pire c’est que les gens comme moi, on s’y attache vite. Et pourtant on sait comment il fonctionne, on le connaît par cœur ce salaud de bonheur. Il n’empêche qu’on replonge à tous les coups. Il ne faut jamais dire « Fontaine, je ne boirai plus de ton eau », parce qu’on a toujours suffisamment soif pour la boire encore et encore. Et les imposteurs,ils savent bien comment te donner soif. Ils ne te lâchent pas tant que tu n’es pas tombée. Ils ont les mots et les attitudes parfaites pour te faire du bien. En sachant déjà que c’est pour mieux te faire du mal ensuite. Ben oui, en plus les imposteurs ne sont pas bêtes. Ce sont des prédateurs intelligents.

Il est assis à côté de moi mon dernier prédateur en date. Il a déjà lâché la bombe qui m’a anéantie. Alors maintenant il ne me regarde plus. S’il me regardait, je verrai dans ses yeux comme il me méprise et quelle fille nulle je suis. Alors je préfère qu’il m’ignore. Je n’ai toujours pas réalisé que c’est fini entre nous. J’ai cru que ça ne finirait jamais. J’ai cru que ce bonheur là, il resterait. Encore raté. Il est assis donc et moi je le regarde sans qu’il me voie. Il ne sait pas que je le trouve beau, et que j’ai rien qu’envie de me blottir dans ses bras. Il me demande ce que je fais. J’écris sur toi bébé, sur ce que tu m’as fait sans te douter que je t’aimais déjà si fort. Non je ne lui dis pas ça. Je travaille. Voilà, je travaille c’est bien ça. Tu travaille sur quoi? Sur un truc…

Je ne sais pas pourquoi il reste. Il m’avait dit qu’il avait envie de passer du temps avec moi. Mais ça c’était avant. Quand je lui plaisais encore. Et pourtant il est encore là. Et je passe mes jours et mes nuits à côté d’un mec qui me plaît et dont je meurs d’envie, sans que je ne puisse rien faire pour apaiser cette faim de lui. C’est une torture. Surtout la nuit. Je voudrai lui dire de s’en aller. Mais je n’y arrive pas. Il a fait tellement de kilomètres pour me rejoindre que je n’ose pas lui dire « Rentre chez toi ».

J’avais parié sur un joli bonheur avec lui, dans ses mots je me retrouvais, dans sa vie je me voyais. Je me suis encore bien trompée. Le malaise grandit de jour en jour. Les silences se font de plus en plus longs. C’est suffocant et invivable. Les journées sont interminables et les nuits douloureuses. J’ai perdu le sourire et l’espoir. J’ai cru au début que je pourrai le faire revenir sur sa décision mais maintenant je sais que non. Et c’est pas grave parce qu’on est absolument pas faits l’un pour l’autre. N’empêche que ça fait mal quand même.

C’est fou ce qu’on s’habitue à des petites choses. Un texto le matin pour me dire bonjour, un le soir pour me souhaiter de doux rêves. Des heures de douceur au téléphone où on se fait des confidences et de belles promesses. Des traces qu’il va falloir effacer et oublier. Une routine qui était bien trop jolie pour durer. Le bonheur ça ne dure pas. En tous cas, pas avec moi. Non le bonheur est une arnaque, une grosse escroquerie. J’aimerai porter plainte contre lui et son frère l’amour. Celui là aussi m’en fait baver. Et si je devais gagner le procès, je vous jure que je reverserai tous mes dommages et intérêts à toutes les victimes d’imposteurs comme moi, mais qui elles n’ont pas eu le courage de se révolter contre ça. Et pourtant il y a de quoi….

C’était pas lui, non, c’est sûr. Ce n’est personne.

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