Tristesse

Des mots jetés en vrac pour libérer ces sentiments qui se bousculent dans ma tête depuis hier soir.

12240021_10208154998857896_7727362733655400718_n

Hier soir, on regardait un film rigolo en famille. On passait un beau moment. Et puis tous les enfants au lit, hop hop. Bisous, bonne nuit, à demain.

Et puis je me connecte, et puis je tombe sur un statut facebook qui m’interpelle.

Je rallume la télé sur les chaînes infos.

Le temps s’arrête, le monde s’est écroulé, Paris et des barbares qui tuent des innocents. Ces barbares qui n’ont en eux aucune once d’humanité.Qui se sont levés ce matin en se disant, tiens si on allait tuer des gens, comme ça, un vendredi soir.

Je suis scotchée, abasourdie. Le cœur qui bat bizarrement, le souffle court. Je peine à respirer. Je bois toutes les infos qui défilent en boucle, le nombre de victimes qui augmente d’heure en heure. Les tweets qui passent de ces gens demandant un abri quelque part car ils sont au milieu de la guerre. La guerre, oui c’est ça, un vendredi soir dans Paris. Les gens coincés dans cette salle de spectacle à la merci de ces sauvages qui les abattent un par un. La nausée ne me quitte pas. Je n’arrive pas à décoller mes yeux de l’écran, et pourtant qu’est ce que ça changerait.

Comme un certain mois de janvier.

Alors ça y’est c’est reparti. Les larmes, les hommages, les décisions urgentes qu’on n’appliquera pas au final, les « Pauvre président », alors qu’on sait tous que c’est lui le responsable dans tout ça. Mais je ne vais pas faire de politique ici, ce n’est ni le moment ni l’endroit.

Alors ça y’est, on va vivre dans la peur, dans l’angoisse de sortir, d’emmener nos enfants s’amuser quelque part, de sourire à la vie.

Que faire…. Que dire à nos petits qui ne comprendront pas….

Je me suis levée difficilement ce matin, le corps meurtri, l’âme dévastée. La peur au ventre d’apprendre un autre drame car je sais que ce n’est pas fini, et que ces prochains jours vont être meurtriers, encore.

Mes amis, prenez grand soin de vous. Soyez les plus prudents possible.

Et serrez très fort votre famille, vos proches, vos enfants dans vos bras.

Voilà, je ne trouvais pas de mots cette nuit, je voulais faire une pause dans l’écriture pendant quelques jours. Mais la nausée m’a repris et j’ai eu besoin de vomir tout ça en mettant ces mots sur le blog. Pardon pour l’image, mais elle est réelle.

Je vous aime.

Je vous laisse car la tête me retourne comme si j’avais la gueule de bois C’est un peu ça finalement

Publicités

4 réflexions sur “Tristesse

  1. Peur de vivre et de sourire à la vie. C’est ça ma belle. C’est terrible et ça fait un mal de chien. J’ai l’impression de revivre l’horreur du début d’année. Que de violence et que de haine.
    Il faut continuer, se relever. Mais comment?
    Douces pensées.

    Aimé par 1 personne

  2. 2015 n’était pas de toute beauté pour cette ville lumière. Ce matin en me réveillant que quand j’ai vu le nombre de décès qui a augmenté j’avais froid dans le dos, comme une envie de tout quitter, d’abandonner, de vouloir changer, mais comment ?

    Aimé par 1 personne

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s