La battante

Avant Elle, je me plaignais beaucoup. De mes petits bobos de rien du tout, des plus gros aussi mais qui au final n’étaient pas si graves que ça. Des soucis du quotidien, de la fatigue incessante. Je me plains toujours, un peu, mais depuis que je La connais, je ne me sens plus le droit de le faire. Et puis ça me paraît tellement futile….

We heart it @janinananz
We heart it @janinananz

Elle, c’est mon amie. Plus que ça même. Comme une grande sœur que j’aurai choisie. Qui m’aurait choisie aussi. On est différentes mais en même temps on se ressemble, énormément. Dans la sensibilité surtout. Dans l’hypersensibilité même, pour être tout à fait précise. Elle est toujours là pour moi. J’essaie d’être là pour elle, quand elle a besoin de conseils, ou juste d’une oreille et d’une épaule.  Malgré la distance géographique qui nous sépare. Merci au monsieur qui a créé Internet. Merci, merci mille fois.

Elle a traversé tellement d’épreuves, des douleurs qui pourraient te briser à tout jamais. Elle s’est relevée à chaque fois, souvent avec difficulté, mais elle a vaincu, toujours. Parce qu’elle est tellement forte, malgré ce qu’elle pense parfois. Quand elle me dit, je vais lâcher, je n’en peux plus, arrive toujours le moment où elle prend ses gants de boxe, comme elle le dit, et où elle parvient à terrasser le malheur qui la touche. Et je l’admire tellement pour ça, moi qui n’ait connu aucun grand drame comparable aux siens, et qui chouine parfois quand même.

Sa maladie, son fardeau, celle qui la cloue souvent au sol, qui la transforme en quelqu’un qu’elle refuse de devenir. Cette salope, comme on l’appelle entre nous, que je pourrai étrangler à pleines mains quand elle devient trop présente, trop méchante avec Elle. Cette maladie, je ne la connaissais que de nom, je ne savais pas les ravages qu’elle pouvait faire et les vies qu’elle pouvait détruire. Et je la déteste tellement.

J’aimerai juste que ça s’arrête, qu’elle soit enfin heureuse, complétement. Qu’elle n’ait plus peur de cet avenir qui se dessine parfois devant elle. Qu’elle continue à vivre à 200%, à rire, à danser. A voir vieillir ses enfants avec joie, et non plus dans la peur de les quitter trop tôt. J’aimerai juste la serrer fort dans mes bras, lui dire que tout va bien se passer. Et que quand on sera vieilles toutes les deux, on se souviendra avec plein de sourires de ces moments d’insouciance. J’aimerai qu’elle se sente plus légère et qu’elle n’ait plus que des petits problèmes du quotidien à surmonter. Que la roue tourne enfin du bon côté.

En ce moment, elle traverse une période difficile, encore une. Alors j’avais envie de lui écrire à quel point je l’aime, qu’elle est dans mon cœur et que je la porterai toujours plus haut…..

et (pardon de ma vulgarité) FUCK la SEP!

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8 réflexions sur “La battante

  1. Un beau message d’amitié. La maladie prend tellement de place que parfois on se demande où les personnes puisent l’énergie pour avancer. Dans l’amour peut-être.
    Affectueuses pensées à ton amie.

    Aimé par 1 personne

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